24 juillet 2009
laine feutrée...
Parfois le voyage vient à nous, sans que nous n'ayons trop à nous déplacer... je suis allée il y a quelques jours dans l'oberland bernois, voir une exposition et une démonstration de tapis en laine feutrée du Kirgistan.
Deux techniques différentes sont employées. Pour le premier tapis c'est la suivante :


De la laine brune foncée (non cardé et encore grasse) est posé en rectangle, sur une épaisseur à peut près constante. Un dessin est réalisé avec de la laine claire, puis les espaces sont remplis avec de la laine colorée.


Lorsque le motif est terminée, la laine est roulée dans la natte en bambou ou en joncs, elle est saucissonnée et mouillée à l'eau bouillante. 


Ce cylindre est tapé en rythme à l'aide des pieds pendant environ 1 heure, une troisième personne le fait rouler à l'aide d'une ficelle passée autour du rouleau. (pour un grand tapis, ça peut prendre jusqu'à 3 heures, avec plusieurs personnes qui tapent des pieds.)
Ensuite le feutre est déroulé et les femmes le roulent à nouveau, et cette fois elles le feutrent à l'aide de leur avant bras, encore pendant un bon moment.
Voilà le tapis est mis à sécher, il est prêt.
La deuxième technique : après avoir fait avec la même technique que ci-dessus des plaques en feutre de différente couleurs, celle-ci sont découpé en positif et en négatif dans une autre couleur.


les deux parties complémentaires sont assemblées à l'aide d'une couture, qui est ensuite cachée par deux fils de laine cousu par dessus. Des surpiqures sont ensuite faite pour tenir le motif sur un tapis de fond et pour faire joli.

Cet autre tapis est un mélange des deux techniques, des morceaux découpés de feutre sont feutré à nouveau avec de la laine.
24 janvier 2009
fabrication des poppadums
Lors d'une ballade dans une rue populaire de Cochin et dans le marché de Kolam, j'ai eu la chance de voir des personnes fabriquant des poppadums.
Les poppadums sont des galettes de lentilles qui pour être apprêtées sont soit frites, soit grillées au feu.
Vous en avez une frite sur la droite de mon thali :
Ces femmes préparaient la pâte, la roulaient, l'enfarinaient, puis les faisaient sécher sur des sacs en jute au bord de la route passante....

21 août 2007
les graines de sésame
Avez-vous déjà vu la plante des graines de sésame ?
Au bord de la route à Chibi, nous avons vu ces fagots 
A y regarder de plus près on peu appercevoir que tous les petits receptacles sont remplis de graines de sésame blanc.
Nous avons aussi vu sur un de ces fagots, une très belle sauterelle.

Cuisine en plein air d'un restaurant.
Plusieurs fois dans ce quartier, j'ai été importunée par les odeurs de fumée que dégageait l'huile en surchauffant.
02 mai 2007
la fabrication des bâtons d'encens
L'encens est énormément utilisé au Vietnam, pour les cérémonies religieuses bouddhiste,lors de visite au temple, ou pour l'autel des ancêtres.
Lors d'une visite d'un sanctuaire près de Hué, j'ai vu cette femme qui fabriquait des bâtons d'encens.
Bâtonnets de bois colorés qui servirons de support pour la pâte d'encens.

Ses mains bougent à une vitesse invraisemblable, elle enduit le bâtonnet de pâte d'encens.


01 mai 2007
La culture du thé
Au Vietnam, j'ai aussi visité une plantation de thé, et l'entreprise qu'y transforme les feuilles en thé vert.
Il y a deux façons de créer une plante de thé, soit on plante une graine de thé après l'avoir fait germer, ce théier aura alors de longues racines, qui lui permettront de bien s'approvisionner en eau, et il pourra vivre une centaine d'année. L'autre technique consiste à prendre une branche d'un théier, à la faire tremper dans une solution, puis lorsque des racines apparaissent le planter dans la terre. Les racines seront plus courtes, cette plante vivra une vingtaine d'année et elle aura besoin d'arrosage régulier durant la saison sèche.
Fleurs de théier et graines de théier 

Champ de théiers près de Dalat

Femmes ramassant les 4 premières feuilles du thé

Ce thé est ensuite apporter par les cueilleuses dans une entreprise (parfois tenue par des personnes d'origine chinoises).
Les feuilles sont pesées et payées directement.
20 kg de thé frais donnera 4 kg de thé vert sec.
Les feuilles seront ébouillantées, puis pressées.

Puis mise dans une machine qui roulera les feuilles.
Elles seront ensuite séchées.

Puis des jeunes filles (elles ont les doigts plus habile et plus rapide) trieront les feuilles par qualité.
1. le bourgeon et la première feuille
2. la 2ème et la 3ème feuilles
3. la 4ème feuille et la tige (ce thé est souvent celui qu'on nous sert gratuitement au restaurant)
30 avril 2007
Fabrication de la farine de manioc
J'ai encore quelques petits reportages-photos sur le Vietnam, ne cuisinant pas énormément ces temps, je vous en fait part.
J'ai visité une petite entreprise de farine de manioc, celle-ci est après utilisée dans la cuisine vietnamienne.
Les racines de manioc sont râpées, la partie contenant la pelure est gardée pour les cochons.
Le manioc râpé est ensuite mélangé à de l'eau, puis centrifugé. 
On le laissera ensuite décanter. Il sera rincer plusieurs fois à l'eau claire, en étant décanter entre chaque rinçage. ça enlèvera l'odeur.
Après la dernière décantation, la pâte sera mise dans des bacs.
Puis elle sera cassée en petits morceaux et séchée au soleil.
12 mars 2007
Fabrication des lanternes en soie
Lors de mon voyage au Vietnam, je suis passée par Hoi An, une ville musée classée par l'Unesco.
C'est une jolie ville, mais a mon goût beaucoup trop touristique. Son centre ville n'est fait que de boutiques pour touristes.
Dans cette ville, ils fabriquent de jolies lanternes en bambou et soie.
Il y en a qui bordent le long du canal et le soir c'est très joli.

Des hommes (au fond) coupent des morceaux de bambou, les femmes les assemblent pour en faire la structure.
Des femmes collent ensuite des morceaux de soie sur la structure.

Ces lanternes se plient pour leur stockage et leur transport.

C'est très joli comme lumière, très doux.
24 février 2007
La culture du café
Près de Dalat, à 1'000 mètres d'altitude, j'ai visité des plantations de café.
Dans cette région sont cultivé les 3 sortes de café robusta, arabica et moka.
A Dalat même qui se trouve à 1'600 mètres d'altitude, on ne peut planter que le moka.
Les meilleurs cafés sont des mélanges de ces différentes sortes.

Ici du robusta en fleurs, les fleurs sont très odorantes, une odeur assez doucereuse.
En dessous un moka en fleurs, qui donnera environ 1 kg de café par arbre. Alors que le robusta en donnera 10 à 15 kilos. L'arabica en donnera encore plus.

Fleurs se transformant en cerises...

Cerises de café de type arabica.
Café en train de sécher.
Machine servant à décortiquer la cerise de café.

Cerises non décortiquées / cerises décortiquées

L'écorce des cerises sera employée comme combustible, ici dans une fabrique de papier de riz.
Et le café, après avoir été torréfié et moulu, sera préparé de cette façon, chaque personne à son petit filtre individuel.
Il est le plus souvent servi avec du lait condensé sucré. mmhhuuummmmm.....
22 février 2007
culture de champignons
Lors de ma balade en moto au Vietnam, j'ai vu ces drôles de bâtiments.
Mò, l'easy rider qui me conduisait m'a montré ce qu'il y avait à l'intérieur, et il m'a expliqué la culture des différents champignons.
De la sciure d'hévéa (arbre à caoutchouc) mélangée avec de la chaux sera mise dans des sachet en plastique. La dose de chaux permet d'obtenir le bon Ph. Ces sachets sont ensuite trempés dans un ferment (qui ne sera pas le même suivant quelle sorte de champignon on désire obtenir)
On chauffera ces sachets à la vapeur pour tuer les bactéries existantes.
On suspendra ces sacs dans ces cabanes dans l'obscurité. Lorsque l'intérieur du sac devient blanc (racines des champignons), on y coupe des incisions, les champignons pourront ensuite sortir du plastique.
Avec le même sac, on pourra faire 3 ou 4 récoltes, mais la première sera de meilleure qualité et sa production sera plus grande.

19 février 2007
fabrication de la soie
Vu que mes essais culinaires actuelles ne sont pas très concluant, je continue mes reportages sur le Vietnam.
Aujourd'hui, je vais vous montrez comment sont produits les magnifiques tissus en soie au Vietnam...
Sur cette image, vous avez des papillons sortis des cocons de soie, ainsi que leurs oeufs déposés sur les cocons. Normalement les bêtes sont tuées avant qu'elles ne se transforment en papillon (je vous en parle plus loin).
Au premier plan, des feuilles de mûrier, qui seront hachées pour nourrir les jeunes vers qui seront sortis des oeufs (ceux-ci seront élevés dans les paniers ronds, que l'on voie en arrière plan de la photo), pendant les 24 jours que prendront la croissance du ver, celui-ci au début de sa vie mangera la moitié de sont temps, pour à la fin de sa vie de ver manger pendant les 24h par jour.

Ensuite les belles et grosses bêtes seront sélectionné pour être mis dans des claies.
Où le ver en 4 jours fera son cocon. Parfois dans certain cocon il peut y avoir 2 vers (je vous en parlerai plus loin).
Ces cocons sont ensuite livré dans une industrie familiale de filage.
Les cocons sont pesés et payés directement à l'éleveur.
Les cocons, les plus gros contiennent souvent 2 vers, ils seront alors filés manuellement sur un rouet.
Cette soie sera de moins bonne qualité car le fil n'est pas régulier.
Elle est plus rustique, je me demande, si ce n'est pas ce genre de soie que nous appelons chez nous "soie sauvage".

Après avoir bouilli les cocons, pour tuer le ver, pas qu'il ne se transforme en papillon, ceux ci sont mis dans un bain, un fil sera tiré et 8 fils (donc 8 cocons) seront mis ensemble pour y être filer.


Un cocon a un fil d'une longueur de 700 mètres environ. Impressionnant!
Lorsque les vers seront "déshabillés", ils seront vendus au marché pour être mangé. Désolé, j'ai refusé de goûter, donc je ne sais pas du tout quel goût ça à...
Les bobines de soie seront ensuite repassées sur une machine pour en faire des écheveaux.

Lorsque la soie est en écheveaux, elle pourra être teinte.
Dans cette entreprise, il avait quelques métiers à tisser mécaniques.
Les cartes que l'ont voit sur la gauche servent à faire de jolis motifs.


J'ai visité un village de montagnard (le village du Poulet) ou le tissage se faisait de manière beaucoup plus artisanale. Mais les tissus était aussi magnifiques.










